Extrait du site web http://www.mdcn.fr/maugein.htm#Maugein :
Accordéon MAUGEIN
Historique
de l'Accordéon
Maison
MAUGEIN
-
Fabrication
de l'Accordéon
Contact
Merci à Monsieur René LACHEZE, Directeur, pour le bon accueil donné
à ce projet.
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PETIT HISTORIQUE DE
L'ACCORDÉON
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Vers
3000 avant J.C: Apparition du
"Cheng", l'un des tout premiers instruments à vent ayant utilisé le principe de
l'anche libre.
1829 : L'Autrichien:
Cyrille DEMIAN et
l'Anglais Charles WHEATSTONE déposent, un brevet d'invention
concernant un instrument portatif à sons fixes, le premier pour "l'accordion"
et le second pour "le concertina".
1840
: Brevet de Léon DOUCE pour son "accordéon harmonieux" qui
préfère déjà le futur système chromatique. Il y avait des
imperfections.
1852 : Création de l'accordéon à
touches piano par Philippe-Joseph BOUTON.
1863 : A
Castelfidardo (Italie), Paolo SOPRANI ouvre le première atelier de
fabrication d'accordéons.
1900 : Invention, par des facteurs
italiens de Castelfidardo, de l'accordéon chromatique
1903:
A Trossigen (Allemagne), les "Etablissements HOHNER" commencent la fabrication d'accordéons
diatoniques.
1904 : Fondation de la Maison
"CAVAGNOLO"
à Vercelli (Italie) par Domenico CAVAGNOLO.
1913
: Mariage de Charles PEGURI avec
la fille de l'Auvergnat Antoine BOUSCATEL. Fin de la rivalité entre
la cabrette et l'accordéon.
1919 : Naissance, à Tulle, de la
marque "MAUGEIN" à l'initiative de Jean
MAUGEIN et de ses frères
Antoine et Robert.
1924
: Création de la société "EXCELSIOR" à New York par S.
BARBATTI et PANCOTI.
1925
: Premier accordéon chromatique main gauche et main droite par les
Frères MAUGEIN.
1950 : Après l'Amérique, "EXCELSIOR" installe d'autres ateliers à Castelfidardo. Quelques années plus tard apparaît l'accordéon
électronique.
Voilà un bref aperçu de l'évolution de l'accordéon de 3000 avant
J.C. à
nos jours. Depuis sa naissance, dans toutes les branches de la
musique populaire cette instrument tient un rôle très important,
dont il reste l'un des interprètes les plus fidèles, son pouvoir
à faire naître des vocations musicales dans des milieux où ni le
violon ni le clavecin n'auraient pu pénétrer pour des raisons qui
tiennent à l'évolution sociale.
L'accordéon possède des qualités propres qui lui ont permis de
survivre.
L'accordéon peut rendre les mêmes services que le piano.
Instrument de solistes, il peut s'intégrer à l'orchestre,
accompagner la voix, avec laquelle il s'associe fort bien.
L'accordéon, lui, n'ayant pas encore eu le privilège de prendre
part à l'évolution de l'expression sonore, conserve celui de
rapprocher les peuples.
L'accordéon est un instrument complet par lui-même puisqu'il donne
la mélodie et l'harmonie.
Historique
de l'Accordéon
Maison
MAUGEIN
-
Fabrication
de l'Accordéon
Contact
-
LA
MAISON MAUGEIN FRÈRES
-
L'histoire a fait de la Corrèze le principal centre de fabrication
de l'accordéon en France. Cette histoire mal connue s'est déplacée
de Brive à Tulle au terme de multiples péripéties, d'aventures
humaines et musicales, de réussites industrielles et commerciales.
Un
accordéon chromatique (Amusette 96)
Cette activité, qui a touché pendant plus quatre-vingts ans des
centaines de personnes à travers toute la Corrèze, est encore vécue
intensément par beaucoup de gens comme un monde riche et coloré,
prolongée aujourd'hui par le renouveau de la firme MAUGEIN.
La légende commence à Brive par un dimanche de 1885.
François DEDENIS, jeune menuisier originaire de la montagne limousine part à
la pêche avec un camarade qui emporte avec lui un accordéon. C'est
probablement ce jour-là que François découvre en même temps que
la pêche à la ligne, activité "branchée" de cette fin de siècle,
le dernier gadget de la musique populaire de l'époque : l'accordéon.
La légende, toujours elle, veut que
François DEDENIS, emballé par
la sonorité de l'instrument, ait économisé jour après jour pour
se payer un accordéon de quatre sous et de cinq touches. Hélas l'instrument se
dérègle: François le démonte
et le répare. A partir de ce jour l'histoire prend le pas sur la légende.
L'aventure s'installe au coin de la rue Raynal et de la rue Dubois
à Brive.
Un
accordéon chromatique (Mini Sonora)
Lors de la fête patronale de Brive du 26 août 1906, un concours
d'accordéons, de vielle, de cabrette est organisé; la "Maison
Dedenis" offre un instrument au vainqueur du concours d'accordéons.
Le vainqueur est un certain... MAUGEIN de Tulle !
L'usine Dedenis ferme ses portes pendant la guerre de 14-18 et ne rouvre qu'à
l'armistice. Elle embauche parmi ses ouvriers Jean MAUGEIN, descendu de Tulle où il est
accordeur de piano. L'homme, de fort caractère et d'une
intelligence vive, comprend très vite la technique du montage des
accordéons. Trop vite semble-t-il au gré de la Maison Dedenis. On
lui fait comprendre que sa place est ailleurs. Il rentre à Tulle
et se met à réparer les accordéons puis, sans doute, à en
vendre. Rapidement il s'installe dans un petit atelier de la rue du
Grillon et commence à fabriquer avec un premier ouvrier M. CHAREILLE..
En 1919 le fondateur de la marque s'installe dans un petit atelier de 40
m2 rue
du Docteur Faugeyron, à Tulle, avec quatre employés. Ses deux frères
Antoine et Robert
le rejoignent.
Un
accordéon chromatique (Paris Musette Compact)
En
1924 Ils bâtiront
une usine de 600 m2 non loin de là, cité Cazeau. Déjà
on relève une grande évolution dans la fabrication. Les frères MAUGEIN
fabrique le premier accordéon chromatique main gauche main droite qui
sera commercialisé sur le marché en 1925.
En 1927
François DEDENIS, à l'occasion du Centenaire de l'Accordéon,
est décoré de la Légion d'Honneur par Henri DE JOUVENEL, puis
fait chevalier en 1930. Pourtant il semble bien que l'entreprise
Dedenis, si elle a marqué de son sceau les années 20, avec la
production de diatoniques, n'a pas préparé l'avenir avec assez
d'intuition. MAUGEIN de son côté a misé sur le chromatique et ne
fait du diatonique qu'en appoint.
D'ailleurs certains pensent que bon nombre de
diatoniques MAUGEIN sont faits chez Dedenis, la "musique"
étant
montée et la raison sociale apposée chez MAUGEIN.
En 1928, l'usine
MAUGEIN
compte vingt et un ouvriers
Le 7 février 1933,
François DEDENIS meurt.
La continuité est
assurée par un chef d'atelier de la maison, M. BELONY jusqu'à sa mort un peu avant les années 60.
Un
accordéon diatonique (Luthinier)
Pendant ce temps les trois frères
MAUGEIN poursuivent leur route. Dés 1937, ils font construire une nouvelle
usine de 3000 m2 rue d'Arsonval à Tulle. Depuis, bien
des progrès ont été faits : modernisation de la fabrication,
extension du parc machines en vue de rechercher une grande
précision dans l'exécution.
En 1938 ils fabriquent entièrement
leurs instruments ayant acquis et fait construire les machines pour
fabriquer leur "musique", seuls les boutons et quelques jeux
d'anches spéciaux sont achetés à l'extérieur. Plus d'une
centaine d'ouvriers y travaillent désormais.
La demande est forte
à ce moment-là, l'accordéon chromatique est l'instrument
populaire par excellence. La firme MAUGEIN, solidement dirigée par
les trois frères, bénéficie de la collaboration de très bons
ouvriers. L'ambiance, excellente, favorise la qualité. Les ouvriers
ont à cœur de produire le meilleur travail. D'ailleurs les différentes
interventions ou pièces de l'accordéon (clavier, menuiserie,
accord) sont signées du nom de l'ouvrier.
Fabrication
des soufflets en 1939 à l'usine Maugein
En 1939 prés de trois
cents ouvriers travaillent chez MAUGEIN.
La guerre survient et
MAUGEIN débauche son
personnel réquisitionné. Puis, après 1940, la fabrication redémarre
et on réembauche une centaine d'ouvriers.
Les difficultés
d'approvisionnement, notamment en pièces métalliques, sont palliées
par des ersatz où l'aluminium remplace le laiton et l'acier.
Pendant les combats de la Libération, Tulle est durement touchée
par les représailles allemandes et la firme MAUGEIN paie son tribut
en hommes de valeur, blessés, déportés, voire exécutés .
La Libération est là et l'accordéon est de toutes les fêtes
: le monde veut oublier! La production redémarre très vite et très
fort, MAUGEIN en bénéficie.
La musique inexorablement
change : l'Amérique
et le jazz sont là ! Gus VISEUR vient chez MAUGEIN faire fabriquer
le premier accordéon avec un accord baptisé "Viseur" qui
deviendra l'accord "swing". Les caisses des accordéons se sont
arrondies, les goûts changent. En Corrèze, le chromatique a définitivement
supplanté le diatonique. les bals florissants voient naître des
orchestres où l'accordéoniste est accompagné d'autres
instruments. La période est excellente pour la firme MAUGEIN.
Un
accordéon chromatique (Pianybal 37)
En
1946, quatre chefs d'équipes de chez MAUGEIN : MM.
LACROIX, SIMON, CHAREILLE et BEAUSSOUTROT
décident de monter leur propre
entreprise, les accordéons "Union". Ils s'installent dans un
atelier à quelques centaines de mètres de chez MAUGEIN. Leur réussite
est relative après un premier succès de curiosité.
L'entreprise
fermera boutique au milieu des années soixante sans avoir réellement
percé.
Dans les années
1950 à 1960 la production est
importante chez MAUGEIN et le marché alimenté par une demande de
plus en plus régionale. Mais l'accordéon entre dans une période
de déclin. La guitare et le rock'n'roll s'annoncent. Les frères MAUGEIN, et l'entreprise avec eux, commencent à vieillir, les
salaires baissent, la qualité et l'ambiance s'en ressentent.
L'accordéon est encore perçu comme un instrument populaire mais
son aventure est derrière lui. En Limousin notamment, le phénomène
qui popularise Jean SEGUREL, alors en pleine gloire, masque pour de
nombreuses années au niveau de la fabrication le passage de
l'accordéon du stade d'instrument à part entière au statut
d'instrument de la nostalgie. Les musiciens s'en détournent
progressivement. Le monde du show-biz l'ignore royalement. La firme MAUGEIN, sans réellement baisser en qualité, subit cette
crise qui l'anesthésie progressivement.
Les frères MAUGEIN
se
retirent et Jean meurt le premier en 1964, Robert part en retraite en
1965 et meurt en 1972, Antoine en 1977 et son fils Georges qui
travaillait également à l'usine en 1978. Dés 1965, un directeur
est nommé mais il ne réside pas à Tulle et vient trop
sporadiquement de Bordeaux où il réside.
Dans les années 1970, MAUGEIN
est complètement absent du regain d'intérêt pour le
diatonique que la maison perçoit comme dépassé.
René
Lachèze
(à gauche sur la photo)
En
compagnie de Marc Michel
(accordéoniste)
En 1981, la famille fait appel à
René LACHEZE,
parent de la
famille pour diriger l'entreprise en difficulté. René LACHEZE est
toujours directeur à ce jour.
La
ville de Tulles décide d'aider la firme qui appartient au patrimoine
de la ville. Celle-ci
décide la construction d'une nouvelle usine en zone industrielle de
Mulatet qu'elle loue à la
firme MAUGEIN en location-vente.
En 1984, la nouvelle usine est
inaugurée : une nouvelle aventure commence qui affirme la volonté
de renouveau de la marque. Associant fabrication modernisée
appliquée à un produit de facture toujours traditionnelle.
Historique
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